L’Association québécoise des technologies révèle les résultats de son Baromètre de compétitivité AQT 2016 des entreprises en TIC au Québec


page_couverture270x170Proportion de petites entreprises plus forte dans le reste du Canada — stagnation des exportations québécoises et une gestion des ressources de l’entreprise plus efficace.

Montréal (Québec), le 20 septembre 2016 – L’Association québécoise des technologies (AQT) dévoile les résultats du Baromètre de compétitivité AQT 2016 (téléchargez le Baromètre). Cette vaste enquête menée depuis 2010 par la firme indépendante SOM Recherches et Sondages a été réalisée à l’aide des réponses de 500 chefs d’entreprises en technologies de l’information et des communications (TIC).

Cette étude, qui en est à sa 4e édition, dresse un portrait unique des pratiques d’affaires et cerne les enjeux majeurs auxquels sont confrontées les entreprises en TIC. Grâce à cet outil, il est possible de déterminer ce qui représente un frein pour l’industrie, mais surtout les solutions pouvant être mises en place pour soutenir ce secteur d’activité économique crucial pour le Québec.

Outre un tableau précis du milieu québécois des TIC, l’enquête annuelle de l’AQT est enrichie cette année de données complémentaires grâce à la collaboration de la firme PwC. Cette contribution apporte un éclairage nouveau sur l’ensemble de l’écosystème québécois et canadien des TIC. Le Baromètre de compétitivité AQT 2016 apparaît plus que jamais comme une mine de renseignements qui permet de connaître pour agir.

« Lorsque l’on décrit l’industrie des TIC québécoise, on évoque avec fierté les 154 000 emplois qu’elle représente, une image forte qui suggère qu’elle est composée en majorité de grandes entreprises. Pourtant, notre industrie est constituée à 95 % de PME ayant moins de 50 employés; une réalité que le Baromètre met en lumière », souligne Mme Nicole Martel, présidente-directrice générale de l’AQT. « Le Baromètre nous fait prendre conscience de la valeur de notre industrie tout en soulignant que l’environnement dans lequel elle évolue est fragile et tributaire des conditions économiques et réglementaires ».

Des PME à l’image de grandes organisations

Les faits saillants du Baromètre de compétitivité AQT 2016 indiquent que les PME de l’industrie possèdent en moyenne 20 ans d’existence, une continuité offrant des emplois stables et bien rémunérés. Pour une majorité d’entre elles, la vente de services demeure la principale source de revenus suivie par la vente de logiciels.

Également, sur le plan de l’organisation des ressources humaines, 84 % des entreprises interrogées ont mis en place des dossiers employés complets comprenant des évaluations de rendement et des descriptions de tâches. Sur le plan de la formation, traditionnellement, les entreprises en TIC en ont offert une « technique » à leurs personnes. Cette fois-ci, le Baromètre a voulu analyser la formation donnée en gestion au sein de ces compagnies. Ainsi le sondage révèle que ce sont près de 60 % d’entre elles qui ont investi dans ce domaine, ce qui démontre la volonté des entreprises du secteur à établir de meilleures conditions pour accélérer la croissance de leur organisation.

Aussi, on y apprend que les entreprises de l’industrie misent sur la qualité de leur offre en continuant d’innover par leur investissement en recherche et développement. En effet, selon l’enquête, les entreprises en TIC affectent 28 % de leur personnel en R et D. Néanmoins, il y a, au sein du milieu des TIC, un déplacement de la main-d’œuvre au profit de la gestion de la relation client. Concrètement, le pourcentage d’employé en R et D, tout comme celui en marketing, connaît une légère diminution alors que la part de salariés en gestion de la relation client augmente. Rappelons que les solutions hautement spécialisées développées par les entreprises québécoises nécessitent généralement un accompagnement régulier auprès de leurs clients.

Les services infonuagiques

Pour la première fois, le Baromètre de compétitivité AQT a voulu mesurer l’impact de l’usage de l’infonuagique dans la vente de solutions logicielles. Il s’est avéré que plus du tiers des logiciels, soit 34 %, sont livrés de cette façon. Ce pourcentage augmente si l’on isole les programmes informatiques d’entreprises ayant été fondées après 2006. Cette proportion passe alors à 55 %.

Avantages fiscaux, une disparité canadienne

Plusieurs provinces canadiennes ont mis en place des environnements fiscaux susceptibles de soutenir le développement ainsi que la croissance de leur industrie et le Québec n’y échappe pas. Trois crédits d’impôt couvrant spécifiquement les charges salariales pour la R et D, les affaires électroniques et les titres multimédias sont offerts. De son côté, l’Ontario propose onze crédits d’impôt. Ceux-ci visent d’ailleurs de multiples aspects commerciaux tels que le marketing, la distribution, le mentorat, allant jusqu’à appuyer le démarrage de jeunes entreprises ou de nouveaux projets, le tout, dans le but d’encourager l’innovation.

Autre facteur relevé dans le Baromètre, les entreprises québécoises de ce secteur d’activité économique sont moins nombreuses à bénéficier des crédits d’impôt. En effet, l’enquête révèle une nette diminution de leur utilisation. À titre d’exemple, celui pour la R et D représente 8 % du chiffre d’affaires en 2015 comparativement à 14 % en 2013. Le crédit d’impôt pour affaires électroniques correspond à 2 % du total des ventes en 2015 et se situait à 7 % deux années plus tôt. Finalement, le crédit pour titres multimédias représente 1 % du chiffre d’affaires des organisations qui en ont eu droit. L’une des raisons avancées pour cette sous-utilisation est relative aux critères d’admissibilité. À vrai dire, ces mesures demeurent complexes pour les entreprises qui veulent s’en prévaloir. De plus, l’administration des programmes amène des délais indus de remboursement en provenance du gouvernement.

Quelques analyses québécoises et canadiennes

À l’aide de l’analyse et de données secondaires compilées par PwC, nous sommes en mesure de mieux situer le Québec à l’intérieur de l’industrie canadienne. Ainsi, nous apprenons que 31 % des recettes des entreprises canadiennes des TIC sont générées par l’exportation de biens et services — principalement aux États-Unis. À ce chapitre, l’industrie québécoise en TIC revendique 23 % de ses revenus en exportation hors pays – 34 % si l’on inclut celles vers les autres provinces et territoires —, une valeur qui stagne depuis 2013.

Dans un autre ordre d’idées, les profits réalisés par la vente de services en TIC constituent la plus grande part des recettes des entreprises au Canada. Néanmoins, cette proportion reste beaucoup plus importante pour celles du Québec avec 55 % de leurs revenus provenant en vente de services, alors que c’est de 37 % pour celles de l’ensemble du Canada.

En ce qui a trait à leur composition, 50 % des entreprises du Québec sont constituées de 10 à 49 employés comparativement à 11 % pour celles du Canada. Toutefois, la proportion de très petites entreprises (1 à 9 salariés) est particulièrement plus importante dans l’ensemble du Canada qu’elle l’est au Québec. Ce sont 86 % des compagnies canadiennes en TIC qui sont présentes dans cette catégorie, alors que c’est de 37 % pour le Québec. Notons aussi que les entreprises de 50 salariés ou plus constituent environ 13 % du secteur québécois et 3 % de celui du Canada.

Le Baromètre de compétitivité AQT 2016 représente 493 entrevues. L’analyse fournie est basée sur les réponses de 393 entreprises de 4 à 500 employés. Quelques résultats de l’enquête ont déjà été diffusés sur la page Facebook de l’AQT et via d’autres communiqués de presse, soit le 2 août et le 12 septembre.

À propos de l’AQT

L’Association québécoise des technologies (AQT) contribue, à l’échelle du Québec, au rayonnement des entreprises des TIC et à la croissance de ce secteur de l’économie. Forte de ses 500 membres, elle rassemble et accompagne les dirigeantes et dirigeants d’entreprises technologiques en les appuyant dans le développement de leurs compétences et dans la performance de leur entreprise tout en favorisant l’évolution des pratiques commerciales. Organisme à but non lucratif autofinancé, l’AQT représente l’ensemble de l’industrie auprès d’instances décisionnelles et constitue aujourd’hui le plus grand réseau d’affaires des TIC au Québec.

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TÉLÉCHARGER LE BAROMÈTRE DE COMPÉTITIVITÉ AQT 2016

La 4e édition du rapport sur les priorités des entreprises en TIC

Renseignements :

Jean-Marc Simard – Directeur des communications et des affaires publiques
514 874-2667, poste 118 – Cell. 514 248-5385 — jms@AQT.ca