L’intelligence artificielle : Comment l’intégrer dans une entreprise ?

Logo d'Imagia Entreprise montréalaise qui applique les percées récentes en apprentissage profond pour le diagnostic du cancer.[/caption]

L’avancée de l’intelligence artificielle (IA) offre les plus grandes perspectives de développement depuis l’arrivée de l’Internet. C’est du moins ce que croit Jean-François Gagné, PDG d’Element AI, une plate-forme basée à Montréal qui aide les organisations à prendre le virage en matière d’IA.

Grâce à un réseau de laboratoires universitaires et de chercheurs en la matière, Element AI s’efforce de maximiser l’impact de cette technologie sur les entreprises. À terme, cette plate-forme constitue une « usine à startup » spécialisé en IA.

Ce réseau de chercheurs croit pouvoir propulser « la prochaine génération de grandes entreprises » à l’aide des solutions d’affaires les plus sophistiquées en IA.

Utilités

En 2004, des chercheurs, tels que Yann LeCun et Yoshua Bengio, font d’importantes avancées dans le domaine des algorithmes en apprentissage profond (Deep Learning). Cette technique, inspirée du cerveau humain, permet littéralement aux machines d’apprendre.

Des progrès considérables ont été réalisés donnant lieu à des avancées telles que la reconnaissance vocale ou faciale et la vision par ordinateur. Plus incroyable encore, la société NVDIA a mis au point le projet Horus, une technologie utile aux malvoyants qui, à l’aide du Deep Learning, « observe, comprend et décrit l’environnement ». Celle-ci peut, entre autres, lire des textes et reconnaître des visages ainsi que des objets.

Détecter des tumeurs

Le directeur scientifique d’Element AI, Nicolas Chapados, est également fondateur de l’entreprise montréalaise Imagia. Cette dernière applique les percées récentes en apprentissage profond pour le diagnostic du cancer. Selon cette firme, « l’apprentissage profond fonctionne et n’a jamais été autant capable d’assister les médecins et d’améliorer la détection précoce de cancer ».

M. Chapados, titulaire d’un doctorat en informatique à l’Université de Montréal et spécialiste en en apprentissage automatique, va d’ailleurs offrir, le 17 février prochain, une conférence devant une centaine de PDG d’entreprises québécoises en technologie de l’information et des communications (TIC). Organisée par l’Association québécoise des technologies (AQT) dans le cadre de Vision PDG, sa présentation permettra à l’audience de comprendre comment les entreprises doivent se préparer à l’IA.