L’Association québécoise des technologies (AQT) a déposé ses recommandations sur le projet de loi 135

Montréal, le 29 septembre 2017 — L’Association québécoise des technologies (AQT) a présenté hier soir les recommandations de son mémoire à la commission parlementaire sur le projet de loi 135 renforçant la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement. Ce projet de loi, déposé par Pierre Moreau, Président du Conseil du Trésor, s’ajoute à une série de mesures pour optimiser les TIC au sein de l’État. L’AQT, organisme à but non lucratif agissant comme représentante des entreprises en technologies de l’information et des communications (TIC), se déclare en faveur du projet et estime que cette initiative s’inscrit dans la série des gestes concrets vers une saine gestion des finances publiques. Toutefois, elle soulève le risque possible que la nouvelle structure projetée ne dispose pas de pleins pouvoirs pour assurer une saine cohésion entre les entités de l’État.

Depuis plusieurs années, l’AQT multiplie les efforts afin qu’évoluent les conditions dans lesquelles les entreprises en TIC font des affaires et donc, elle participe activement aux divers processus de consultations et groupes de travail pour que l’état puisse avoir accès à toutes les options pour l’orientation de ses politiques en matière de TI.  Les derniers avancements nés de la Stratégie gouvernementale en TI, ‘Passeport entreprises’ et le Règlement sur les contrats des organismes publics en matière de technologies de l’information, tendent à améliorer la participation des entreprises aux marchés publics. Néanmoins, les résultats chez les PME ne sont pas encore observables.

« Nous souhaitons que l’instauration des nouvelles règles de gouvernance rétablisse le climat de confiance entre les parties prenantes. C’est ce qui nous motive à nous impliquer dans ce processus » souligne Nicole Martel, présidente-directrice générale de l’AQT. « Notre objectif est aussi de faire en sorte que les TIC soient exploitées à leur plein potentiel au service de l’État et, par ricochet, pour améliorer la prestation de services aux citoyens. ».

C’est cette approche qui a guidé l’AQT dans l’élaboration de ses recommandations présentées en hier en commission parlementaire. En voici quelques-unes :

  • S’assurer que le DPI et les DI aient suffisamment de pouvoir pour assujettir les ministères et organismes à adhérer aux mesures, cadres de références et politiques de l’État.
  • Identifier des opportunités d’optimisation, de partage, de mise en commun et d’interopérabilité de services en ressources informationnelles et d’actifs informationnels.
  • Mettre en place des espaces d’interactions sur une base régulière pour une meilleure connaissance de la vision de l’État sur ses ressources informationnelles.
  • Envisager le lancement d’un projet pilote doté d’un budget d’opération qui permettra aux entreprises québécoises, aux PME et aux jeunes entreprises de positionner leurs technologies par des preuves de concept en relation avec une problématique gouvernementale ou résultant de l’expression d’un besoin de l’État.
  • Que soit formé un sous-comité répondant au DPI, dont la responsabilité serait de renforcir les canaux de communication avec les fournisseurs et de documenter toutes les pistes d’améliorations.
  • Obliger les organismes publics à démontrer et justifier de façon très claire, pour tout contrat dont l’envergure dépasse 10 millions de dollars, qu’il ne s’agisse pas d’une agrégation de plusieurs projets dans un plus grand.

Pour visionner l’audition complète de l’AQT, cliquez ici.

 À propos

L’Association québécoise des technologies (AQT) contribue, à l’échelle du Québec, au rayonnement des entreprises des TIC et à la croissance de ce secteur de l’économie. Forte de ses 500 membres, elle rassemble et accompagne les dirigeantes et dirigeants d’entreprises technologiques en les appuyant dans le développement de leurs compétences et dans la performance de leur entreprise tout en favorisant l’évolution des pratiques commerciales. Organisme à but non lucratif autofinancé, l’AQT représente l’ensemble de l’industrie auprès d’instances et constitue aujourd’hui le plus grand réseau d’affaires des TIC au Québec. Pour en savoir plus : www.aqt.ca

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Renseignements :

Viviane Couto – Gestionnaire de projets et communications — AQT

  1. 514 874-2667 X 114 – vcouto@aqt.ca